| L'oeil du voyageur
De son voyage de Genève à Ceylan, entre juin 1953 et décembre 1954, Nicolas Bouvier ne rapporta pas que L'Usage du monde et Le poisson-scorpion. Il revint également avec de nombreuses photographies, que L'oeil du voyageur fait découvrir en compagnie de plusieurs textes inédits ou parus dans la presse. "Les photographies de Nicolas Bouvier sont d'une grande simplicité, souvent émouvantes, et elles révèlent beaucoup de leur auteur lui-même", écrit, dans la préface, Daniel Girardin, conservateur du musée de l'Elysée, à Lausanne. Celles-ci sont restées inédites jusqu'à la publication de cet ouvrage, car "contradictoires" avec l'écriture de leur auteur : "L'écriture montre l'unité du monde telle que Nicolas Bouvier la pense, alors que la photographie en révèle la diversité telle qu'il l'a vécue." Mettant des images sur les lieux traversés par Bouvier (Prilep, Tabriz, Quetta, ...), ces photos en noir et blanc d'une "sincérité absolue" donnent à voir un monde aujourd'hui disparu./fm |