| Une orchidée qu'on appela vanille A la demande d'un chocolatier, Nicolas Bouvier avait rédigé, au début des années quatre-vingt, une brève histoire de la vanille courant du règne du souverain aztèque Itzcoatl, au 15e siècle, à la production de vanilline synthétique. Un récit documenté, enlevé, joliment épicé, mais qui dut attendre 1998 pour être publié, le commanditaire ayant fait faillite. "L'écrivain de l'état nomade", comme Bouvier se définit joliment ici, alla trouva l'éditeur Métropolis l'année avant sa mort pour qu'Une orchidée qu'on appela vanille puisse voir le jour. Ce qui fut fait en soignant la forme, l'ouvrage, élégant, comprenant notamment plusieurs illustrations et des reproductions de pages manuscrites de l'auteur. Tout en tendresse et émotion, la postface de l'éditrice Michèle Stroun a la chaleur d'un cacao adouci à la vanille. Et la lettre du chocolatier reprochant à l'auteur de L'Usage du monde son manque de style le croquant des grains de café que la plante aromatisa. /fm |